Des résidus de pesticides interdits dans 16% d'un échantillon d'une trentaine de salades

PARIS, 22 septembre 2015 (APM) - Des résidus de DDT, produit interdit en France, et de pesticides dont l'usage est prohibé sur les salades, ont été retrouvés dans cinq salades sur 31 analysées, soit 16%, par l'association Générations futures, selon un dossier de presse diffusé mardi.
Cette enquête est la cinquième menée dans le cadre du programme EXPPERT (exposition aux pesticides perturbateurs endocriniens) mené par Générations Futures.
Après l'exposition des enfants et des femmes en âge de procréer, et la présence de pesticides perturbateurs endocriniens dans les fraises en 2013, l'association s'est penchée sur les salades. Une étude de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) de 2013 et un programme de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) de 2015 avaient retrouvé des résidus de pesticides dans 58% des salades testées.
Générations futures a basé son analyse sur 31 salades achetées dans différents supermarchés de Picardie (deux départements), un échantillon "supérieur au seuil de représentativité de 30 habituellement utilisé par la DGCCRF", revendiquent les auteurs. Dans l'échantillon, 29 salades étaient françaises, une italienne et une espagnole.
L'analyse a mis en évidence 117 résidus de pesticides à une teneur moyenne de 0,55 mg/kg. Aucune de ces teneurs ne dépassait les limites maximales autorisées. Parmi les végétaux passés au crible, 20% ne contenaient aucun pesticide et 77% plusieurs.
Du DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane), un pesticide interdit en France depuis 1972, a été retrouvé dans deux salades et trois autres présentaient des substances actives dont l'usage est prohibé pour traiter les salades. Au total, 16% des échantillons contenaient des pesticides non réglementaires.
Par ailleurs, sur la base d'une liste non officielle de pesticides présentant des caractéristiques de perturbateurs endocriniens, Générations Futures indique que ces substances ont été décelées dans les deux tiers des salades.
En vertu des règles européennes d'homologation des pesticides révisées en 2009, une substance pesticide ne peut pas être approuvée si elle a des effets perturbateurs endocriniens pouvant être néfastes pour l'homme. L'association rappelle que la Commission européenne devait proposer des critères de définition des perturbateurs endocriniens en décembre 2013, mais ils ne sont toujours pas adoptés.
Dans ce contexte, Générations Futures demande au gouvernement français "d'être très ferme envers la Commission qui, sous pression de l'Allemagne et de l'Angleterre", voudrait limiter "arbitrairement" la définition des perturbateurs endocriniens.
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